Vol Millau-Massiac

mardi 11 septembre 2012

Il nous l’avait bien dit le bison que ce samedi promettait de bien belles choses à Millau en ce joli mois de septembre.

Bison ? : Pas le futé l’autre (il l’est bien un peu quand même hein !!), celui qu’est un peu notre "especialiste" des alertes météo et des espaces aériens, alertes pas toujours pertinentes, mais quand même un peu des fois...........Il est aussi l’un voire le meilleur pilote du club.

Bref, je disais donc qu’en ce samedi, les conditions avait l’air optimales pour un déco de la puncho et une dérive sud bien marqué et ce jusqu’à clermont ferrand. Une de ces journées qui vous fais dire qu’il faudrait réserver un restau dans la dérive parce la récup va être longue. On ose jamais parce qu’on aurait l’air con de devoir annuler.

On arrive tôt à la puncho (12 h) et ça ronfle déjà pas mal, tellement qu’on se demande si on va décoller. on grignote un morceau en manquant s’étouffer quand la balise annonce des pointes à 35.

Mais Gwen décide quand même de se mettre en l’air : faut dire qu’avec sa stratus méga chargé, il avance le bougre. Une fois en l’air, il annonce des conditions sympa et on voit bien qu’il avance sans problème face au vent.

Je suis le deuxième à décoller et effectivement dans un premier temps, ca à l’air sympa, information que je m’empresse de divulguer à Marcel qui hésite encore. Voilà un quart d’heure que nous sommes en l’air, et il faut bien avouer que c’est bien moisi à la puncho, seule solution : se jeter sur la pic d’andan situé juste derrière. On sait qu’on y trouvera facilement 10 à 15 km/h de moins et donc des thermiques un peu moins hachés. Marcel parti un poil plus tôt est en train de ratasser au raz du caillou en comptant les brins d’herbe, mais il annonce quand même un peu de vario, c’est rassurant. Comme d’hab, le pic d’andan est bien plus accueillant que la puncho : nous y sommes cueillis par le premier "vrai" thermique de la journée qui nous hisse à l’altitude faramineuse de 1600 mètres : quand on sait les plafs qu’on peut avoir sur Millau, ca pique un peu. Agacés, on se jette derrière le pic en espérant y trouver les conditions qui vont bien, les vrais celle là.

Marcel repère un vautour solitaire qui traîne dans le coin, on a déjà du le croiser moultes fois celui là parce qu’il ne fait même pas mine de s’écarter quand on lui ponctionne son superbe thermique : un beau 2.5 intégré tout doux bien régulier où on va prendre plume dans plume le premier plaf de la journée 2300m.

Le dilemme se présente : on part vers l’Aubrac avec ses jolis cums bien alignés ou on part vers la Canourgue avec une grande zone de bleu avant de retoucher un quelconque cum ?.

L’ Aubrac, pour vous situer, c’est un grand plateau désertique juste comme il faut pour ne pas avoir envie de s’y poser (y’a encore des loups et des ours là haut) assez connu pour ne pas être, en plus, très généreux en belles ascendances, en revanche on y mange super bien et ceux qui ont taté d’un bon aligot accompagnés d’un steack d’aubrac ne me démentiront pas.

Bison d’ailleurs, tout épicurien qu’il est, nous exprime gentiment sa réticence à tenter le coup et il faut toute la puissance de persuasion de Fred pour faire pencher la balance. (On apprendra d’ailleurs à ce moment là, que si Bison fait de si jolis vols, c’est parce qu’il suit Fred en fait).

Ce sera donc l’Aubrac. Faut bien reconnaitre que pour une fois la voie de l’Aubrac est superbement tracé par de jolis cums.

Saint saturnin de lenne d’abord : dur de s’en extraire avec Marcel, c’est là que les deux autres volatiles vont commencer à prendre de l’avance, le temps de faire les barbules et ils en sont déjà au thermique suivant à saint geniez d’olt. Qu’a cela ne tienne, on continuera ensemble avec Marcel, pas un gros inconvénient cela dit, on a l’habitude de voler ensemble avec déjà quelques jolis cross partagés. En plus les infos que nous donne les autres, partis devant, devrait un peu aider. On arrive à faire un joli plein juste avant de s’engager sur l’Aubrac et ma foi on a bien fait : on fait quasiment fléchette de la station de brameloup jusqu’à Saint-Urcize où on arrive beaucoup trop bas à notre goût.

Il faut expliquer que le plateau moyen de l’aubrac est à environ 1300 mètres d’altitude, ça raccourci donc d’autant la distance au plafond. Saint-Urcize, pour le compte, on l’a vachement bien vu, superbe pour compter les lauzes tombés du toit, un peu moins quand il s’agit d’aligner les kilomètres. Tellement bien d’ailleurs que j’ai annoncé qu’on allait s’arrêter là, mais il faut croire que ce n’était pas notre jour, puisque un thermique fort bienvenue nous a tiré de ce mauvais pas. Tous les dieux y sont passés y compris ceux à nom d’oiseaux......

Les plafs augmentent, on touche le point haut 2800 m à Chaude-aigues bien connu pour sa source brulante, l’une des plus chaude d’europe avec ses 82° (là je fais le malin mais en fait merci wiki), d’où certainement ce superbe thermique..........Déja 80 kilomètres de parcourus et le ciel est toujours aussi beau mais il commence à se faire tard (17 heures ) il faut qu’on avance : à partir de maintenant, on ne cherchera plus systématiquement à faire le plaf mais à avancer avant que la convection ne s’arrête. Petit point bas avant Saint-Flour que je sais représenter la barre des 100 kilomètres (jamais franchi en ce qui me concernent déjà une victoire) mais ça repart bien.

On navigue désormais sans difficulté au dessus de 2000 mètres et la masse d’air porte bien, mais ma vessie elle se rappelle à mon bon souvenir et impossible de me soulager en l’air. Ça m’obnubile tellement que j’espère ne plus toucher de thermique pour ne pas avoir à choisir entre le pipi et la prolongation du cross. Ca tombe bien, l’activité, elle, à décider de se faire la malle alors que nous sommes en train de couper la route murat-massiac. Massiac, c’est aussi une sortie sur l’A75 qui ramène directement à Millau, autant pour faciliter la récup.

Les kilomètres s’arrêtent de défiler pour nous au kilomètres 133 (138 avec les contournements) en posant au nord de Massiac, et continuent un temps pour nos deux compères qui posent eux au Sud Est d’Issoire (entre 150 et 160 kilomètres).

En même temps que nous, François en delta, fait 217 kilomètres sur une route plus à l’Est de notre position et au moment où on le perd en radio, il faisait du soaring sur le puy de dôme avant d’aller se poser un peu plus loin.

Un grand merci à Julian pour la récup.

Quand je pense que dans la voiture en allant voler, on se faisait des plans sur la comête en disant qu’on irait poser à Saurier.........Quand on pose vers Massiac, on est à peine à 30 kilomètres à vol d’oiseau : 2 thermiques avec les plafs du jour. Ca sera l’objectif pour la prochaine fois.

Un petit récit sans prétention d’un vol, où on est loin des immenses distances parcourues en france on est bien d’accord, mais qui, bon sang, est fantastiquement bon à vivre, surtout quand on le partage avec un copain.

les photos :

https://picasaweb.google.com/104210...


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